Babin James placée en redressement judiciaire

C’est un mauvais temps pour Babin James,  la menuiserie berthevinoise qui fait désormais l’objet d’une procédure de redressement judiciaire. La nouvelle est tombée depuis le 8 mars dernier après une décision du tribunal de commerce de Laval à raison d’un manque de trésorerie qui a plongé l’entreprise dans une situation financière impossible à surmonter, malgré ses bonnes performances sur d’importants chantiers.

Des problèmes de trésorerie difficiles à dépasser

Tout allait bien pour la menuiserie Babin James avant qu’elle ne se retrouve dans de lourds problèmes de trésorerie qui ont fini par influencer son activité. L’entreprise s’est donc retrouvée en crise et le tribunal de commerce de Laval n’a trouvé d’issue possible que de lui placer en redressement judiciaire. La menuiserie et ses quelque 30 salariés auront droit à une période d’observation de six mois avant que le tribunal ne prenne sa décision finale quant à son futur.

Pourtant, la menuiserie affichait de très bonnes performances dans un passé très proche en s’illustrant sur un ensemble de grands chantiers comme celui de la Maison de l’Agriculture de Laval ou encore le chantier de l’hôpital de Château-Gontier. La réussite de la marque berthevinoise avait dépassé son territoire régional en allant jusqu’à décrocher un appel d’offres pour un chantier d’un prestigieux hôtel 4 étoiles en région parisienne en 2013.

Les conséquences du redressement judiciaire

Etant une des plus connues des procédures de droit commun, le redressement judiciaire est la mesure qu’un tribunal de commerce prend lorsqu’une entreprise se retrouve dans l’impossibilité de régler ses dettes tout en constatant la cessation de paiements. Dans ce cas, un administrateur judiciaire, comme Philippe Jeannerot, est désigné pour piloter l’opération « sauvetage » de la structure. Sa mission est d’aider le chef d’entreprise à trouver les solutions qui permettent de poursuivre l’activité, maintenir les emplois et apurer le passif.

Dans la majorité des cas, l’intervention de l’administrateur ne dépasse pas le simple stade du conseil et suivi du management de l’entreprise. Philippe Jeannerot affirme cependant que l’administrateur peut « remplacer parfois le patron de l’entreprise » dans certains cas plus graves. Ce dernier est tenu également de faire un bilan de la santé financière de l’entreprise et la situation des salariés afin de le présenter au tribunal et la tenir informée de l’évolution de la situation. En fonction des rapports présentés, le tribunal prononce, après la fin de la période d’observation, le sort final de l’entreprise en redressement, soit un prolongement de la procédure, soit une cession de l’activité, soit une liquidation judiciaire.