Affaire du théologien suisse : l’incroyable élan de solidarité !

Un jugement contesté

L’affaire du théologien suisse, Tariq Ramadan, débute à peine, mais pour une grande partie de la communauté française, pas besoin de la décision du juge pour avoir une intime conviction.
Sans retour sur le dossier, certains affirment que l’islamologue âgé de 55 ans est aujourd’hui la cible d’un complot, quand d’autres sont visiblement convaincus de sa culpabilité.

Le prédicateur genevois reste en prison !

 

Ayant eu accès aux décisions de la Cours d’appel de Paris, la radio luxembourgeoise RTL, révélait le 27 février que les juges avaient considéré que le théologien devait rester derrière les barreaux, seul moyen d’éviter tout risque de réitération des faits, de tentative de fuite et de possibles pressions sur les plaignantes ou sur les témoins. Si certains se sentent offusquer, d’autres s’en réjouissent.
Mais qui sont les partisans et les détracteurs de l’islamologue ? Cultivent ils vraiment le sentiment du bien commun, la volonté de transparence et la recherche de vérité ?

Il faut rappeler avant toute chose, que le professeur d’études islamiques à la prestigieuse Université d’Oxford, conférencier et auteur, a été mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis en Essonne le 2 février 2018. Il est accusé des pires agissements par deux femmes, Henda Ayari (une ex-salafiste convertie en une militante féministe) et une deuxième plaignante sous le pseudonyme ‘‘ Christelle ’’.

Les plaintes des présumées victimes ont été déposées au mois d’octobre 2017, toutefois, les faits, eux, remonteraient respectivement aux mois de mars/avril 2012 et octobre de l’année 2009.
Si quelques proches s’étaient exprimés pour voler au secours du théologien avant sa détention, une réelle campagne médiatique a par ailleurs vu le jour depuis sa claustration.
Ce soutien s’est intensément accru depuis les rebondissements sur la dégradation de son état physique.

‘‘ Ils cherchent à l’éloigner de sa famille ’’


Alors que le conférencier genevois avait présenté sa demande de libération pour raisons médicales, les juges d’instruction ont décidé à l’audience du 22 février dernier, qu’il restera provisoirement en prison. Le jour même, les soutiens se sont réunis devant le Palais de la justice pour protester contre cette décision. Mais c’est sur internet qu’on constate la vague de protestations qui a considérablement pris de l’ampleur autour du mouvement multilingue et transnational ‘‘ Résistance & Alternative ’’. Ainsi, une pétition lancée sur le site Change.org a enregistré plus de 150 000 signatures en quelques jours en faveur de la libération de l’intellectuel.
Le comité de soutien a également créé sur les réseaux sociaux deux pages Facebook

‘‘ FreeTariqRamadanCampaign ’’ et ‘‘ Contre la calomnie, en soutien à Tariq Ramadan ’’, avec une centaine de milliers d’abonnés et un autre compte Tweet rassemblant plus de 7 000 abonnés.
Tout comme Nabil Nasri (président des Musulmans de France), l’épouse du prédicateur, madame Iman, a enregistrer deux vidéos dans lesquelles elle s’exprime sur cette affaire. Elle soutient entièrement son mari et croit profondément en son innocence.
Les deux vidéos ont été partagées par les différentes plateformes citées au-dessus, elles totaliseraient environ un million de vues.

Sa fille Maryam, a aussi partagé un Tweet dans lequel elle déclare ne pas avoir vu son père depuis prés d’un mois maintenant. Ça ne leur est jamais arrivé d’après ce qu’elle dit. ‘‘ Ils essayent de l’isoler de sa famille ’’, s’exprime la jeune fille.
De plus, les médias, on fait largement l’écho de ce post. Une cagnotte a donc été créée dans le but de couvrir les frais de justice de l’inculpé. En seulement 4 jours, la barre des 107 000 euros a été atteinte grâce à la participation de plus 2000 personnes.